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Studio Compo

L'Ampex 200A original de 1947 de Capitol Records. Photo reproduite avec l'aimable autorisation du Museum of Magnetic Sound Recording.

Au cours de son existence, la compagnie Compo enregistre nombre d’artistes canadiens, sous l’étiquette Compo, mais aussi sous celle d’Apex.  En 1925, lorsque la Starr Piano Co. met fin à ses activités d’enregistrement, la Compo reprend ce nom et continue de l’utiliser jusqu’en 1953. D’autre part, l’entreprise tire aussi profit, à compter des années 1930, d’une longue association avec Decca Records. Au nombre des artistes qui ont profité de l’expertise d’H. S. Berliner et de son équipe, laquelle incluait Robert Chislett et John Bradley, on peut mentionner La Bolduc, J. O. La Madeleine, Isidore Soucy, Rex Battle, Paul Dufault, Rodolphe Plamondon ou, encore, Don Messer et ses Islanders, ainsi que les chanteurs Eugène Daignault, Ovila Légaré, Charles Marchand et Marcel Martel.

La Compo fut aussi la première entreprise canadienne, en 1924, à utiliser des presses électriques pour produire ses disques, devançant de plusieurs années tant Columbia que Victor Talking Machine. Vingt ans plus tard, elle devance à nouveau Columbia en étant la première à utiliser le Vinylite, quatre ans avant que sa compétitrice ne l’utilise pour produire les premiers 33 tours commerciaux.

Studio Compo (1921- vers 1970)

C’est en juillet 1921 que le studio de la Compo ouvre ses portes au 117 de la rue Metcalfe à Montréal et qu’il lance l’étiquette de disques Apex.  Maintenu à la fine pointe des développements technologiques par son fondateur, H. S. Berliner, le studio se distingue très rapidement.  Entre autre, il sera le premier au Canada à produire, dès 1924, des enregistrements électriques. L’année suivante, il innove de nouveau en s’impliquant dans l’enregistrement sur disques d’émissions radiophoniques.  C’est dans le cadre de ce travail, en cherchant à allonger la période disponible de temps d’enregistrement sur un disque, que H. S. Berliner mettra au point, en 1929, les premiers disques expérimentaux de 33 1/3 tours à la minute.  Dans les années 1930, le studio Compo est déménagé au  9e étage de l’édifice Lennox, rue Bleury. C’est là, en 1948, que Berliner engage John Bradley à titre d’adjoint et ingénieur du son responsable de la production, poste qu’il occupe jusqu’au décès de Berliner en 1966. En 1949 ou 1950, le studio Compo est le premier studio, à Montréal, à enregistrer sur ruban magnétique à l’aide d’une Ampex, modèle 200.