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Studio RCA Victor (1929- vers 1980)

1942 Le studio d'enregistrement RCA Victor à Montréal intègre les derniers principes de conception scientifique. Les surfaces en bois polycylindriques sur les murs et le plafond réfléchissent les sons dans toutes les directions pour les meilleurs résultats acoustiques.
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La compagnie Radio Corporation of America (RCA) fusionne, en 1929, avec la Victor Talking Machine Company of Canada qui devient alors la RCA Victor.  C’est au studio RCA Victor, dans les années 1930 et au début des années 1940, que seront enregistrés quantité d’œuvres sous les étiquettes Victor et Bluebird.  En 1942, la compagnie inaugure un tout nouveau studio, au 1050 rue Lacasse.  Celui-ci est le premier studio, au Canada, à intégrer un traitement architectural acoustique dès sa construction.  Le design du studio provient des laboratoires de la RCA, à Camden dans le New Jersey.  Ce studio a été exploité jusqu’en 1958 par RCA Victor et abandonné par la suite.

Suivant l’exemple des Berliner, le studio RCA Victor fit l’enregistrement de nombreuses vedettes canadiennes, tant francophones qu’anglophones.  L’entreprise s’intéressa également à une variété de genres musicaux – folklore, musique country, musique classique, chant de chorale, ensembles de chambre, jazz et autres – n’hésitant pas à se rendre sur le terrain pour réaliser des enregistrements d’importance. Tel fut le cas en 1941, lorsqu’on enregistra à St-Laurent une chorale avec orchestre dirigée par Wilfrid Pelletier.

En 1958, RCA Victor ferme le studio de la rue Lacasse et le remplace par un nouveau studio sur la rue Guy.  À l’époque, Lionel Parent était le chef-preneur de son et le studio possédait une enregistreuse Ampex à trois pistes.  En 1965, Michel Éthier se joint à l’entreprise et le studio acquiert une enregistreuse à quatre pistes.  Deux ans plus tard, ce studio est à son tour remplacé par un complexe construit pour les besoins d’Expo 67 et situé sur la rue de La Gauchetière.  Il comprenait trois studios d’enregistrement et un studio de matriçage de disques.  Il était équipé de deux chambres de réverbération « live » et d’un système de réverbération électronique.  Ce studio fut en opération une dizaine d’années.

Au nombre des personnes qui y ont travaillé, on retrouve Marcel Leblanc, directeur artistique et les preneurs de son Lionel Parent, Michel Éthier, Pierre Tessier, Gaétan Desbiens, Claude Allard et Émile Lépine,  pour n’en nommer que quelques uns.